déjà 3500 mots !
Ce soir, j’ai décidé de me forcer à écrire cet article. Je ne sais pas encore ce que je vais mettre dedans qui pourra sustenter votre appétit de voyeur avide de ma vie.
Pour commencer, j’ai choisus de me faire du mal, pendant que j’écris je me suis mis à écouter un best of de Simon and Garfunkel. Pourquoi du mal ? Parce que quand j’étais plus jeune, et que nous partions en vacance (par « on » j’entends ma mère, et mes deux sœurs) nous faisions entre 6 et 8 heures de route, accompagné par les deux seuls CD que ma mère avait dans son voyager : un best of de S&G et un best of de Supertramp.
Comprenez ma douleur quant à l’écoute de I am a rock ou sound of silence … j’ai le sentiment d’en avoir pour des heures et des heures d’emmerde dans une voiture qui a faillit me tuer une fois ! Je m’explique : ma maman me raccompagnait à la maison nous revenions de je sais plus où. Le voyager avait deux places à l’avant, deux au milieu et trois à l’arrière. J’étais derrière ; je décide de passer sur les sièges de devant quand mon jean a accroché la poignée de la porte coulissante qui s’est ouverte en grand. J’ai bien flippé ma race comme on dit. Mais j’ai été un héro, j’ai refermé la porte. Fin de l’aventure ! (c’est fou ce qu’on peut écrire comme choses inintéressantes quand on n’a pas d’inspiration ou d’envie particulières pour écrire !!)
OH MON DIEU, réaction en live, la chanson qui passe actuellement est if I could et la flûte de pan que l’on entend m’a transporté dans le métro parisien… c’est flippant.
Si, je sais quoi dire, en ce moment, autour de moi, tout tourne autours du chiffre 2 : Henry à touché 2 fois la balle avec sa main, la France a gagné 2-1, je me suis fait 2 amies cette semaine, ce midi j’ai mangé un hot dog avec 2 saucisses dedans, j’ai acheté de la moutarde pour 2£ qui a fait pleurer mes 2 yeux tellement elle est forte, et enfin j’ai maintenant 2 clients ! (je vous ment, en réalité le potentiel client n’a encore rien signé, je m’attends pas vraiment à ce qu’il signe, vu que de toutes manières, rien de bien m’arrive vraiment depuis que je suis ici mais bon… l’espoir fait vivre !)
Bon tout n’est pas noir, j’ai l’impression que socialement je commence à m’en sortir, grâce à un groupe Facebook, « les français paumés à Londres » je reçois des messages de propositions de sortie !
Je remarque en bas de mon écran, que word me dit que j’ai déjà écrit plus de 10 000 mots depuis que je fais des brouillons pour mon blog (j’ai commencé ces brouillons quand j’ai arrêté de titrer mes articles jour 1 jour 2 etc.)
Si les profs de français que j’ai eu durant ma chaotique scolarité me lisaient ils seraient sur le cul. Moi qui habituellement fais des expressions écrite en une page, là, c’est carton plein. (ça explique mon 9 en philo au bac, une page et demie… j’ai écrit peu mais j’ai écrit vrai… les correcteurs sont des cons !)
Bon aller, j’ai pitié de vous, j’arrête le carnage, je n’ai finalement rien à raconter ce soir… désolé de vous avoir fait lire jusqu’ici pour rien !
Aujourd’hui, avec Alexandre, nous nous sommes levés tôt, vers 14h… mes pupilles se sont violement rétractés lorsque j’ai entrouvert les rideaux, trop de luminosité tue.
Je lui ai fait visiter le quartier des affaires, canary wharf. Puis nous avons marché pendant une bonne heure, pour finalement reprendre le métro après 6 bon kilomètres dans la « zone » londonienne.
Une halte s’imposait ! Ni une ni deux, nous allons sur une péniche boire un coup. Et je l’annonce fièrement, je fais partis des gens qui ont chié dans la tamise (haha désolé si cela ne fait rire que moi)
Forcement, vient le moment ou il fallut diner, nous sommes allés dans un petit resto français à soho, manger un steak au poivre.
Longue discussion avec la serveuse, du nom de Laura, et avec son patron (qui refuse toujours de m’acheter du vin). Discussion intéressante, puisque grâce au patron, j’ai un jour d’essais dans un resto chinois je dois envoyer un C.V à la personne chargée du recrutement. De plus, Laura m’a proposé de venir avec elle voir les Arctic monkeys demain. J’ai dit oui, 35£ la place, ça passe.
Je suis donc reparti de ce diner avec plein d’espoir de travail et de divertissement !
Comprenez, que si je trouve un travail, je ne reviendrais pas à paris en décembre… désolé, mais y’a des priorités. Je passerais donc peut-être noël et le jour de l’an, seul dans le froid de ce pays qui me hait tant.
Le retour ne fut pas de tout repos ! Le métro londonien est toujours plein de bonnes surprises !
Nous avions en face de nous, un homme pardon, une loque en train de dormir sur un siège. Je vais tenter de la décrire… un homme, la 40aine, complètement arraché, avec un manteau
kaki, sur lequel le gars avait collé un patch du drapeau américain sauf que le drapeau avait été cousu à l’envers… c'est-à-dire que le carré bleu, habituellement en haut à
gauche, était en bas à droite. Fous rire le mec était appuyé sur sa main, et petit à petit sa tête glissais, on se demandait quand est ce qu’il allait se prendre la barre devant lui. Nous étions
5 à se moquer de cette personne, 5 français. Les anglais eux, ne bronchaient pas. Alors, oui, c’est prouvé, les français sont des enfoirés ! Mais la différence, c’est que nous entretenons
cette réputation, oui, le français en plus d’être un connard, est fière de l’être.
L’histoire de cette personne ne s’arrête pas là : nous arrivions au terminus du métro, nous avions convenus entre français de ne pas le réveiller, malheureusement, une locale s’en est chargé, mais il n’a pas bougé, il a levé la tête et à re-sombré instantanément. Même Alex pris d’un élan de compassion à tenté de lui dire qu’on était au terminus. Rien. Le gars ne veux pas se lever (ou plus probablement, il n’en a pas l’envie, ou la force…) bref, nous passons vers le quai d’en face pour prendre notre métro. Au bout de 2 minutes je vois les 3 autres français s’agiter et regarder vers le mec bourré. Je m’avance et pique un bon gros fou rire : le mec était coincé dans la porte, la tête et un bras à moitié dehors. Des gens sont venus l’aider à se débloquer et le mec repartais en titubant, il avait raté son arrêt…
J’étais dégouté, pour la première fois depuis que je suis à Londres, je n’ai pas mon appareil photo. J’aurais largement eu le temps d’en faire. Dégouté je vous dis.
Dans le 2e métro, nous avons aussi eu droit à un show d’un roux : lap dance et chant pour chauffer sa copine, encouragé évidemment par… une anglaise (oui nous, nous sommes des enfoirés pas des chaudasses excitées à la vue d’une lap dance faite par un roux.)
Retour tranquille chez moi, ce soir, le programme est : l’entrainement à être serveur dans un resto chinois. Je vais taper « serveur mode d’emplois » sur Google. Oui, l’internet est une arme de connaissance ultime, elle ne sert pas qu’à lire des blogs mal écrits par des jeunots ayant de plus en plus l’impression de faire un devoir d’ethnologie. (je parle de moi, pour ceux qui n’aurais pas compris le sous entendu.)
En tout cas, demain seras une bonne journée ! je renvois mon ami en France, et je vais voir les Arctic monkeys !
Une semaine, une semaine chers lecteurs, mais votre attente n’a pas été vaine !
Je ne vais pas raconter en détails toute ma semaine, mis à part quelques trucs que j’ai vu qui laissent à rêver…
Par exemple, cette semaine, j’ai vu un homme nommé Antony Burn, cet homme vend du vin depuis quelques années, et cet homme, roule en RR. Je dois avoir mes chances, puisque je vends du vin, et j’ai la lettre N en commun avec lui…
Bref, l’évènement majeur de la semaine, c’est l’arrivée de mon meilleur ami à Londres. J’attendais ce vendredi avec impatience ! Je vais donc le chercher à la gare de St.Pancras, son train a un peu de retard, mais c’est sans importance. Le voilà, enfin ! Et derrière lui, son sac à dos, et dans ce sac à dos, des kilos de saucissons ! (beaucoup se demandaient pourquoi j’avais mis Justin Bridou comme prénom/nom sur facebook) ce brave jeune homme portait ma ration de survie en bouffe, et je lui suis redevable, si jamais tu émigres dans un pays dont la nourriture est vomitive, je t’apporterais un sac de « manger » )
Le pauvre revenais de 3 heures d’Eurostar avec les chiards qui pleurent et il n’avait certainement qu’une envie, c’était de se poser.
MAIS NON haha ! Je devais passer voir un client pas très loin de la gare… ma mission était de récupérer des chèques de livraison. Facile ! Mais vous le savez, depuis maintenant plus de 2 mois et demi, rien n’est simple dans ma vie alors forcement, les chèques n’étaient pas bon, en effet ils leurs manquait une facture bref, un beau bordel ! Je nous paye à mon ami et moi-même une conso le temps de régler ce merdier. 20 minutes passent, le problème se résout et je suis sur le départ ; je dis au revoir à toute l’équipe de la boite, et le bar manager me teint à peu près ce langage… * : « ah tu t’en vas, c’est dommage, j’étais en train de dire au barman de pas vous faire payer vos consos » suuuuper.
On rentre, flemme de catégorie internationale, impossible de ressortir ce soir.
Le lendemain, pareil, re-grosse flemme, résultat on à pas bougé de tout le samedi (temps de merde oblige)! Sauf que le soir nous devions faire un baby sitting chez ma sœur : bonne soirée à jouer à Mario kart sur WII, phantasy star portable sur PSP. Ma sœur et son mari rentrent vers 12H15, le temps de ranger et de bouger, il était minuit et demi, résultat : plus de métro !
Pas grave, on va prendre le bus de nuit ! On se pose dans un McDo pour vérifier l’itinéraire des bus de nuit sur internet, prévision du temps de trajet : 31 minutes je dis à mon ami qu’il est impossible de faire ça en 31 minutes, compte tenu que nous sommes les 2 plus gros poisseux de Londres.
Effectivement, ce ne fut pas simple : le bus qui devais m’amener pas loin de chez moi, décidaient de ne pas y aller, résultat, on crame l’équivalent de 2 tickets, pour faire 1 arrêt , les boules.
Pendant le temps d’attente, nous avons été témoins de plusieurs choses amusantes :
Une voiture avec 2 blacks à l’intérieur, qui pour faire chier le bus derrière lui (et par extension toute la rue) s’arrêtais tout les 20 mètres, mettait son warning et attendais. Ensuite, on a pu assister à un genre de bagarre entre 2 gars bourrés, un fou qui bondit devant un camion en hurlant, puis qui rentre dedans (à noter qu’apparemment, c’était un ami du conducteur)
Bref, on décide de marcher (c’est super loin alors pour prendre cette décision, compte tenu des chaussures que j’avais, j’ai mis du temps pour me décider de rentrer à pied…) mais la marche est dangereuse, on devait passer à travers le quartier gay de Londres, le lieu de rendez vous des gay, évidemment, mais aussi de tout les camés…
Ça ne rate pas, on passe devant un duo de musiciens, le violoniste me fait de l’œil, je serre les fesses... après une bonne marche, Alex me dit qu’il y a le N155 devant nous, pile celui qu’il nous faut !!! On cour, on arrive à prendre le bus. Miracle !
Résultat des courses, nous sommes arrivés chez moi à 3h du matin, sois, 2 heures de plus que le temps annoncé par le site internet.
Ah mais quelle soirée !
Donc voilà comment tout a commencé. Je me préparais pour bouger un peu, au Westbourne, (accessoirement mes clients en vin) en me disant que j’allais boire un peu, et passer du bon temps tout seul. Seulement c’était sans compter la réception d’un texto qui allais changer le cours de ma… soirée…
SALU KEVIN TU VEUX BOSSER CE SOIR ?
J’ai eu un rire nerveux je ne sais pas si c’est l’agression visuelle due aux majuscules du texto ou si c’était parce qu’enfin j’allais gagner de la caillasse comme on dit chez les français de Londres
J’appel karim, lui aussi bosse le samedi soir au westbourne et lui demande en quoi ça consisterais. « C’est le vestiaire tu verras c’est facile, tu es payé 50£ et tu travail jusqu'à 2 heures du matin » Moai pourquoi pas. Je me rends donc sur le dit lieu de travail, j’ai un court briefing sur ce que je dois faire : « c’est facile, tu as juste à prendre les objets, les poser sur un cintre que tu accroche ici, dans l’ordre des numéros. Commence à scotcher les numéros, on te ramène des tables. » Cool je suis payé à rien foutre. On me prête même un macbook pour passer le temps ! on me dit que quelqu’un ou plutôt quelqu’une allait travailler avec moi. Environ 20 minutes plus tard débarque une brune magnifique dans un groupe de clients, se dirige vers le bar et reviens vers moi. Elle se présente, me dit qu’elle s’appelle Sélène qu’elle est turque etc.…
MAIS QUELLE SOIREE PARFAITE ! rien à faire, une nana magnifique avec qui discuter… et de l’argent au bout du compte, c’est parfait, parfaitement parfait !
11H, les clients commencent à arriver par pack de 10 15, c’est la queue pour les vestiaires, quand soudainement, plus de place sur la barre pour accrocher les cintres… bon, bah je comprends l’utilitée des tables maintenant. J’empile les manteaux sur les tables pendant que la jolie sélène s’occupe d’encaisser l’argent.
00H00 plus de cintres disponibles, et des tas de manteaux dan tous les coins. Un bordel sans nom. Je commence à me dire que finalement, ça ne va pas être si tranquille que ça.
Pendant les moments de creux, je discutais tant bien que mal avec ma collègue d’un soir, j’apprends qu’elle est fan d’ac/dc, qu’elle a été voir les guns n’roses 2 fois, (une fois les bon guns, une fois les mauvais-sans Slash ni Duff-) et qu’elle joue de la basse
Peu après, elle me dit que normalement elle travail au Lonsdale, un bar que j’aimerais beaucoup me faire, je lui demande donc toutes les infos dont j’ai besoin pour travailler et je les obtiens (oui, c’est qu’elle est parfaite !)
Puis elle vient à percuter que dans 1h30 on va se tirer une balle quand tout le monde, va vouloir récupérer ses affaires.
C’est le moins qu’on puisse dire. Se tirer une balle aurait été bien plus simple. A 2h tapante une centaine de personnes se dirige vers l’entrée du vestiaire certaines tiennent à peine debout mais ils veulent quand même leur putain de manteau/sac/parapluie.
C’est la guerre, les gens se battent pour être servis en premier, certains viennent carrément dans le vestiaire se servir, une espèce de blondasse de merde, française, me casse les burnes pour que je lui trouve son sac à la con. Je lui explique que c’est la merde, que les gens font tomber les manteaux, et que je vais lui trouver son putain de sac mais qu’elle devait attendre 2 minutes.
Ça hurle, ça se pousse, ça se bat pour être le premier à sortir avec son manteaux alors qu’il pleut et qu’il fait 3 degrés dehors…
Et au bout de 30 minutes de lutte acharnée, plus rien sur les tables, devant le vestiaire ou même dans la boite, si ce n’est les quelques employés tous français qui nettoient les dégâts causé par 400 personnes
Je vais parler au boss, et il me demande comment ça s’est passé. Je lui réponds que la prochaine fois qu’il me passe une commande pour du pinard, qu’il prenne une bouteille de champagne en moins pour qu’il investisse dans des cintres solides, et des trucs pour les supporter… mais que finalement ça s’était bien passé, surtout que j’étais en bonne compagnie. Il se met à rire : « n’y penses pas trop, c’est la copine du meilleurs pote de Matthias » (l’autre chef) bon.
Je suis rentré chez moi en taxi avec Sélène, taxi payé par la boite, donc gratuit. Je suis arrivé chez moi vers les 3h30 du matin
Je me suis réveillé vers 2h de l’aprèm, à cause d’un appel d’une agence d’assurance à la con. Je sais même pas comment ils ont eut mon numéro.